Une rentabilité moins évidente qu’il y a dix ans
Le rendement locatif brut en France se situe en moyenne entre 3 % et 5,5 % selon les villes (source : SeLoger, 2024). Mais attention : charges de copropriété, rénovations, taxes, vacance locative… le rendement net peut vite tomber sous 3 %. À cela, s’ajoute le contexte : en 2023-2024, la hausse des taux de crédit immobilier a contraint de nombreux candidats à la propriété. D’après la Banque de France, le taux moyen sur 20 ans était de 3,8 % en début 2024, contre 1,1 % en 2021 ! Cela réduit la capacité d’achat et augmente le coût total du placement.
- Les prix dans certaines zones sont déjà très hauts : Biarritz dépasse 8 000 €/m², Bayonne et Anglet flirtent avec les 5 000 €/m² (Meilleurs Agents, avril 2024).
- À Paris, en moyenne, une location rapporte 3 % brut. À Limoges, 7 %. Les différences sont marquées et peuvent évoluer rapidement (SeLoger, 2024).
Des règles en pleine mutation
À surveiller : l’encadrement des loyers (déjà en place à Paris, Lille, Lyon…), les nouvelles contraintes sur la performance énergétique (DPE). Depuis 2023, il est interdit de louer des « passoires thermiques », logements dont la consommation d’énergie dépasse 450 kWh/m²/an (loi Climat et Résilience). D’ici 2025, le critère va s’étendre (classe F interdite à la location), ce qui implique des travaux parfois lourds et coûteux. Au Pays basque, où le parc immobilier ancien est important, cela peut peser lourd dans la balance.
Manque de liquidité et volatilité
- L’immobilier reste un placement peu liquide : il faut compter plusieurs mois pour vendre, particulièrement sur de petits marchés.
- Les prix peuvent aussi stagner, voire baisser sur certaines périodes. En 2023, à l’échelle nationale, le prix des logements anciens a reculé de 5 % (Notaires de France, 2024).